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Stage et apprentissage en IUT : le BUT, le DUT et les périodes en entreprise

En IUT, le BUT se prépare en trois ans et fait une large place à l'entreprise, sous forme de stages ou de contrat d'apprentissage. Ce guide explique le cadre, le calendrier, la recherche d'une mission et les erreurs à éviter.

Étudiants d'IUT échangeant avec un tuteur autour d'un projet dans un atelier technique
Un étudiant d'IUT présente l'avancement de sa mission à son tuteur.

BUT et DUT : de quel diplôme parle-t-on aujourd'hui ?

Le bachelor universitaire de technologie, ou BUT, est le diplôme préparé dans les instituts universitaires de technologie. Il s'étend sur trois ans, représente 180 crédits ECTS et confère le grade de licence. Il a remplacé le DUT en deux ans, qui subsiste désormais comme diplôme intermédiaire : il peut être délivré à l'étudiant qui a validé les deux premières années, à hauteur de 120 crédits.

Cette précision compte pour la recherche de stage. Un étudiant de deuxième année de BUT n'est plus dans une formation en deux ans ; son département attend de lui des compétences de niveau « fin de deuxième année » et prévoit une suite en troisième année. Sur un CV ou une lettre, il vaut mieux écrire « BUT 2 », puis la spécialité exacte, plutôt que « DUT », terme que certains recruteurs associent encore à l'ancien cursus.

Le réseau des IUT propose une vingtaine de spécialités, dans les secteurs de la production et des services : génie mécanique, réseaux et télécommunications, techniques de commercialisation, carrières sociales, gestion des entreprises et des administrations, informatique, entre autres. Chaque spécialité est découpée en parcours, et ce sont ces intitulés précis qui servent de mots-clés dans une candidature.

Combien de temps passer en entreprise sur les trois ans ?

Le cursus comporte, sur l'ensemble des trois années, entre 22 et 26 semaines de stage. Ce total n'est pas réparti à égalité : la première année privilégie les projets et les mises en situation encadrées au sein de l'IUT, tandis que les périodes en entreprise les plus longues se situent en deuxième puis en troisième année. La durée exacte dépend de la spécialité et du parcours, et chaque département publie sa maquette.

Pour un étudiant en formation initiale, le schéma habituel ressemble à ceci :

  • une période courte en entreprise, en fin de deuxième année, qui sert à découvrir un métier et à prouver des compétences de base ;
  • une période plus longue en troisième année, souvent au printemps, qui prépare l'entrée dans la vie active ou la poursuite d'études ;
  • des projets tutorés et des situations d'apprentissage et d'évaluation, qui entretiennent le lien avec le monde professionnel tout au long de l'année.

Cette répartition est une tendance, non une règle nationale. Seul le calendrier du département fait foi, et il change d'un IUT à l'autre.

Stage ou apprentissage : deux façons d'apprendre en entreprise

Le BUT peut aussi se suivre en alternance, avec un contrat d'apprentissage. Selon les IUT et les spécialités, la voie est ouverte dès la première année ou seulement à partir de la deuxième ; certaines formations la proposent en parallèle de la voie classique, d'autres la réservent à une partie de la promotion. Il faut donc poser la question au département avant de décider.

Ce qui change avec l'apprentissage

L'apprenti signe un contrat de travail avec une entreprise ou une administration. Il alterne des périodes à l'IUT et des périodes dans l'organisme, perçoit un salaire fixé en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de formation, et suit sa formation sans frais de scolarité. Son tuteur est un salarié, et le centre de formation d'apprentis, souvent intégré à l'université, assure le suivi pédagogique.

Ce qui reste avec le stage

Le stagiaire conserve son statut d'étudiant et signe une convention de stage tripartite entre lui, l'IUT et l'organisme d'accueil. Le stage est plus court et plus souple, mais l'étudiant doit se constituer seul un réseau de contacts, et la gratification, lorsqu'elle est due, reste modeste en comparaison d'un salaire d'apprenti.

Aucune des deux voies n'est « meilleure » : l'une favorise l'immersion longue et l'autonomie financière, l'autre laisse davantage de temps pour les études et la mobilité internationale.

Le cadre juridique d'un stage de BUT

Un stage ne peut être effectué que dans le cadre d'un cursus et sur la base d'une convention signée avant le premier jour. Celle-ci précise les missions, les dates, le volume horaire hebdomadaire, le tuteur côté entreprise et l'enseignant référent côté IUT. L'étudiant ne remplace pas un salarié absent et n'occupe pas un poste permanent.

Quand le stage dépasse deux mois de présence dans le même organisme, une gratification est obligatoire. Pour 2026, son taux horaire minimal est fixé à 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale, soit 4,50 euros de l'heure selon les règles applicables en 2026 ; certains accords de branche ou employeurs prévoient davantage. La durée d'un stage chez un même organisme est limitée à six mois par année d'enseignement.

L'étudiant reste couvert par une protection sociale et doit vérifier, avant le départ, que son assurance responsabilité civile couvre l'activité en entreprise. Les horaires, les congés et les déplacements figurent dans la convention, qui doit être complétée et validée par l'IUT avant le début de la mission.

Trouver une mission qui correspond à sa spécialité

La recherche commence par le département. Les enseignants connaissent des entreprises qui accueillent régulièrement, et plusieurs IUT disposent d'un service chargé des relations avec les entreprises ou d'une plateforme interne d'offres. Viennent ensuite les anciens étudiants, les forums organisés dans l'institut, les chambres de commerce et d'industrie, les fédérations professionnelles et les sites généralistes d'offres de stage et d'alternance.

Les mots-clés doivent reprendre l'intitulé de la spécialité et du parcours, puis le métier visé. Un étudiant de réseaux et télécommunications cherchera par exemple « technicien réseau », « administrateur systèmes junior » ou « supervision », et non seulement « stage informatique ».

Une candidature spontanée bien ciblée a aussi ses chances, en particulier auprès des PME et des collectivités qui ne publient pas toujours leurs besoins. Elle gagne à citer un projet réalisé à l'IUT, dont l'intitulé et le résultat tiennent en une ligne.

Un exemple de calendrier, à titre d'illustration

Prenons un étudiant fictif de BUT en techniques de commercialisation. Les chiffres qui suivent sont arrondis et hypothétiques ; le calendrier réel dépend de l'IUT.

  1. Septembre-octobre de la deuxième année : il fait relire son CV par son département, liste dix organisations ciblées et repère les dates de son stage dans la maquette.
  2. Novembre à janvier : il envoie une quinzaine de candidatures, dont la moitié en réponse à des offres et l'autre moitié en démarche spontanée.
  3. Février-mars : il passe deux entretiens, reçoit une proposition de dix semaines et fait valider sa convention.
  4. Avril à juin : il effectue le stage, rédige un compte rendu hebdomadaire et prépare sa soutenance.

À 35 heures par semaine et au taux de 4,50 euros de l'heure, une gratification réglementaire correspondrait à environ 680 euros par mois : l'exemple montre l'ordre de grandeur, pas un engagement de l'organisme.

Réussir sa période en entreprise et valoriser son bilan

Au premier jour, il est utile de faire préciser par écrit ou à l'oral les trois ou quatre livrables attendus, le rythme des points avec le tuteur et la personne à contacter en cas de difficulté. Cette clarté évite les missions qui dérivent vers des tâches sans rapport avec la formation.

Tout au long du stage, un carnet de bord quotidien permet de conserver des preuves : ce qui a été fait seul, ce qui a été fait avec aide, ce qui a seulement été observé. Cette distinction sert à rédiger le rapport, qui est souvent noté, et à répondre sans exagération en entretien.

En fin de période, il convient de demander au tuteur un retour écrit sur les compétences mobilisées et de relier ces éléments aux compétences du référentiel de la spécialité. Un bilan structuré aide ensuite à choisir entre la poursuite en troisième année en apprentissage, une licence professionnelle ou un master, ou encore l'entrée directe en emploi.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Attendre trop longtemps : les offres de stage de printemps se remplissent dès l'automne et l'hiver.
  • Signer sans convention : commencer avant la validation par l'IUT expose l'étudiant en cas d'accident ou de litige.
  • Accepter une mission hors sujet : classer des archives pendant dix semaines ne nourrit pas un rapport de spécialité.
  • Confondre DUT et BUT dans ses documents : cela brouille le niveau d'études annoncé.
  • Oublier la mobilité : un stage à l'étranger demande des démarches supplémentaires, notamment pour l'assurance et, selon le pays, pour les titres de séjour.
  • Négliger la soutenance : une présentation qui détaille les tâches sans montrer le résultat donne une impression d'inachevé.

En cas de doute sur une clause ou une durée, le plus sûr est de demander l'avis du responsable des stages du département avant de signer.

Questions fréquentes

Un étudiant en BUT est-il obligé de faire un stage ?

Oui, dans la grande majorité des cas : le cursus prévoit 22 à 26 semaines en entreprise sur trois ans, sous forme de stage ou d'alternance. Le détail varie selon la spécialité, le parcours et l'IUT. Le département publie sa maquette, qui précise le nombre de semaines, les périodes et les modalités d'évaluation de chaque année.

Peut-on faire un BUT entièrement en apprentissage ?

Dans certains IUT et pour certaines spécialités, oui, dès la première année. D'autres ouvrent l'alternance seulement en deuxième et troisième années ou en réservent les places à une partie de la promotion. Il faut interroger le département et le centre de formation d'apprentis, car l'offre change selon les sites et les années.

Le DUT existe-t-il encore ?

Le DUT subsiste comme diplôme intermédiaire du BUT : il est délivré à l'étudiant qui a validé les deux premières années, soit 120 crédits ECTS. Il ne se prépare plus comme un cursus autonome en deux ans. Les modalités de délivrance relèvent de l'IUT, qui renseigne sur la démarche à suivre.

Un stage de BUT est-il toujours gratifié ?

Non. La gratification devient obligatoire lorsque le stage dépasse deux mois de présence dans le même organisme. Pour une durée inférieure, elle est facultative, même si beaucoup d'employeurs en versent une. Le taux minimal est fixé par la réglementation et évolue : il faut le vérifier au moment de signer la convention.

Qui signe la convention de stage en IUT ?

Trois parties : l'étudiant, l'IUT, représenté par la personne habilitée de l'université, et l'organisme d'accueil. L'enseignant référent et le tuteur y figurent également. La convention doit être signée avant le premier jour de présence, sinon l'étudiant n'est pas couvert dans les conditions prévues pour un stage.

Quelle différence de rémunération entre stage et apprentissage ?

Le stagiaire perçoit une gratification, obligatoire au-delà de deux mois, tandis que l'apprenti est salarié et touche un salaire exprimé en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat. Le niveau de l'apprentissage est généralement supérieur, mais les montants exacts se vérifient auprès du centre de formation d'apprentis.

Comment rédiger le rapport de stage de BUT ?

Il s'appuie sur le carnet de bord tenu pendant la mission : contexte de l'organisme, problème traité, méthode, résultats, limites et compétences acquises. Les consignes de longueur et de présentation viennent du département. Un plan clair et des preuves concrètes valent mieux qu'une description exhaustive de toutes les tâches effectuées.

Organismes proposant ce service et sources utiles

  • Autre ressource utileRéseau des IUT (ADIUT) – les spécialités de BUT

    Le réseau des instituts universitaires de technologie présente les spécialités du BUT et leurs parcours, ce qui aide à choisir les bons intitulés de recherche et à repérer les domaines professionnels concernés.

  • Organisme proposant ce serviceIUT Nice Côte d'Azur – présentation de l'alternance

    Document d'un IUT expliquant comment s'organise l'alternance en BUT, pour les étudiants comme pour les entreprises. Il illustre le rythme, le statut et les interlocuteurs côté institut.

  • Organisme proposant ce serviceIUT de Saint-Dié (Université de Lorraine) – pochette alternance

    Pochette d'information d'un IUT à destination des futurs alternants et des employeurs : formations accessibles en apprentissage, démarches de recrutement et fonctionnement du contrat. Les modalités se vérifient sur l'année en cours.

  • Organisme proposant ce serviceIUT1 Grenoble Alpes – présentation de l'alternance

    Présentation d'un IUT sur l'alternance dans ses départements de BUT : organisation des périodes, accompagnement des apprentis et relations avec les entreprises partenaires. Elle donne un exemple concret de fonctionnement.