Ce que désigne l’allocation de PFMP
Les PFMP, ou périodes de formation en milieu professionnel, sont les semaines que les élèves de la voie professionnelle passent en entreprise ou dans un organisme d’accueil. L’élève y reste sous statut scolaire : il n’est pas salarié, n’a pas de contrat de travail et ne reçoit donc ni salaire ni bulletin de paie.
Pour valoriser ces périodes, une allocation est versée aux lycéens concernés. Elle est payée par l’Agence de services et de paiement, mais le circuit passe par le lycée, qui déclare les périodes et les présences. Retenez cette répartition : le lycée instruit, l’ASP paie, l’entreprise atteste.
Les élèves concernés
L’allocation s’adresse aux élèves inscrits dans les formations professionnelles de CAP et de baccalauréat professionnel, dans un établissement public ou un lycée concerné par le dispositif. Elle suit le parcours de l’élève, année après année, et non le choix d’un employeur.
- Les élèves de CAP en première et en deuxième année.
- Les élèves de seconde, première et terminale professionnelles.
- Les élèves qui changent d’établissement en cours d’année, avec un nouveau dossier à déposer.
Un apprenti n’est pas concerné : il signe un contrat de travail et reçoit un salaire. Les modalités peuvent varier pour certains établissements agricoles, maritimes ou privés ; l’intendance indique alors les règles locales.
Les montants indiqués pour l’année 2025-2026
Les lycées publient chaque année des documents de rentrée qui reprennent les montants par jour effectivement travaillé. Pour l’année 2025-2026, ces documents font état des valeurs suivantes :
- en CAP : 10 euros par jour en première année, 15 euros en deuxième année ;
- en baccalauréat professionnel : 10 euros en seconde, 15 euros en première, 20 euros en terminale.
Ces valeurs sont celles que relaient plusieurs établissements, mais elles peuvent être révisées à une rentrée : le montant fait foi lorsqu’il figure sur le document remis par votre lycée pour l’année en cours. La logique reste progressive : plus l’élève avance dans son cursus, plus le taux journalier augmente.
Quels jours sont comptés ?
Seuls les jours effectivement travaillés sont pris en compte. Cela exclut les absences, même justifiées, comme une maladie ou un rendez-vous médical, ainsi que les jours fériés et les jours où l’entreprise n’accueille pas l’élève, par exemple un mercredi de fermeture.
Exemple fictif, avec des chiffres ronds. Un élève de première bac pro effectue une PFMP de quatre semaines, soit 20 jours ouvrés. Il manque deux jours pour maladie, et un jour férié tombe dans la période. Il a travaillé 17 jours. À 15 euros par jour, l’allocation est de 255 euros, et non de 300 euros comme on aurait pu le croire en comptant simplement quatre semaines.
Le chiffre retenu est celui du certificat de fin de stage, d’où l’intérêt de le vérifier avec le tuteur avant qu’il soit signé.
Les pièces du dossier à préparer en début d’année
Le dossier se constitue à la rentrée, auprès du service de gestion du lycée. On y trouve généralement :
- l’autorisation de paiement, signée par le représentant légal pour un élève mineur ;
- un relevé d’identité bancaire, au nom de l’élève ou de son représentant, au choix précisé sur le formulaire ;
- une pièce d’identité de l’élève, et celle du représentant si le compte est le sien ;
- le livret de famille ou un acte de naissance lorsque les noms diffèrent.
Une erreur d’IBAN est la première cause de retard. Si les coordonnées bancaires changent, remettez rapidement un nouveau relevé au lycée. Si l’élève change d’établissement, une nouvelle autorisation doit être transmise au lycée d’arrivée.
Après chaque PFMP : le certificat et l’état des frais
À la fin de chaque période, l’entreprise remplit et signe une attestation indiquant le nombre exact de jours travaillés et les activités confiées. L’élève la remet au lycée dans les quinze jours environ, selon la consigne locale. Ce document déclenche la mise en paiement.
Un second document traite des frais de stage, comme les déplacements ou les repas, selon les règles de l’établissement ou de la région. Il se dépose auprès de l’intendance avec une copie de l’attestation. Les frais et l’allocation sont deux circuits distincts : ne pas déposer l’un n’empêche pas forcément l’autre, mais chacun a son délai.
Un versement en retard : la marche à suivre
Procédez dans l’ordre, de la source vers l’arrivée :
- vérifier que l’attestation de fin de stage est bien remise et complète, avec les bonnes dates ;
- demander au service de gestion du lycée où en est le dossier et si la période a été validée ;
- contrôler l’IBAN et le nom du titulaire ;
- demander la date approximative de la mise en paiement.
L’ASP verse en règle générale après la validation du lycée, et plusieurs PFMP peuvent être payées en un seul virement. Un délai de quelques semaines n’est donc pas forcément anormal. Contactez d’abord le lycée plutôt que l’organisme payeur : c’est lui qui détient le détail du dossier de l’élève.
Allocation, impôt et aides familiales
D’après les documents des lycées, l’allocation n’est pas retenue dans le revenu imposable de la famille et n’affecte pas les prestations familiales. Cette précision rassure souvent les parents qui craignent un effet sur le foyer.
Elle ne remplace pas non plus les aides sociales de l’élève, comme la bourse de lycée. Si un doute subsiste sur un cas particulier, notamment pour un élève majeur indépendant fiscalement, la question se pose à la scolarité plutôt qu’à l’entreprise d’accueil.
Bien se préparer à la PFMP elle-même
L’allocation est un complément ; l’enjeu principal reste de réussir la période. Préparez un CV simple, relisez les objectifs de la période avec l’enseignant référent et vérifiez les horaires, la tenue et les règles de sécurité. Une PFMP réussie ouvre souvent la porte d’une embauche, d’un stage suivant ou d’un contrat d’apprentissage.
Erreurs fréquentes : arriver sans l’attestation vierge, oublier de la faire signer le dernier jour, laisser un jour d’absence sans le justifier, ou ne pas signaler un changement de compte bancaire. Chacun de ces oublis retarde le paiement, et certains le réduisent.
Questions fréquentes
Qui verse l’allocation de PFMP ?
Le paiement est effectué par l’Agence de services et de paiement, par virement. Le lycée prépare le dossier, déclare les périodes et les jours de présence, puis transmet les informations. L’entreprise d’accueil ne verse rien : elle fournit uniquement l’attestation de fin de stage signée.
Quel est le montant de l’allocation par jour ?
Selon les documents des lycées pour 2025-2026, il est de 10 euros en première année de CAP et en seconde professionnelle, de 15 euros en deuxième année de CAP et en première, et de 20 euros en terminale. Vérifiez la valeur indiquée par votre établissement pour l’année en cours.
Les jours d’absence sont-ils payés ?
Non. Seuls les jours effectivement travaillés sont comptés, ce qui exclut les absences, même justifiées, les jours fériés et les jours où l’entreprise n’accueille pas l’élève. Il est donc utile de contrôler le nombre de jours porté sur l’attestation de fin de période avant de la signer.
Faut-il refaire un dossier chaque année ?
En général, oui : les établissements demandent une autorisation de paiement et un relevé bancaire à chaque rentrée, ou à tout changement de situation. Si l’élève change de lycée en cours d’année, un nouveau dossier doit être remis dans l’établissement d’arrivée.
L’allocation est-elle imposable pour les parents ?
Les documents publiés par les lycées indiquent qu’elle n’est pas intégrée au revenu imposable et n’affecte pas les prestations familiales. Pour une situation particulière, comme un élève majeur déclarant ses revenus, il est prudent de poser la question au service de gestion du lycée.
À qui s’adresser si l’argent n’est pas arrivé ?
Commencez par le service de gestion ou l’intendance du lycée, avec la date de la PFMP et une copie de l’attestation. Il vérifie la validation du dossier, l’IBAN et l’envoi à l’organisme payeur. Un contact direct avec l’organisme payeur vient ensuite si le lycée le recommande.
Un apprenti reçoit-il aussi cette allocation ?
Non. L’apprenti a un contrat de travail et perçoit un salaire en pourcentage du SMIC, versé par son employeur. L’allocation concerne les élèves sous statut scolaire, en CAP ou en baccalauréat professionnel, pendant leurs périodes de formation en milieu professionnel.
